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Van Dong

En 1975, Saigon, la capitale du Viêt Nam du Sud tombe aux mains des communistes. Les nouvelles autorités commencent une destruction minutieuse de toute la « culture sudiste », confisquent les biens individuels et ouvrent des camps de rééducation. C’est le début d’un long et nombreux exode, mais aussi de déplacements forcés et encore des internements dans les camps.

Dong Van est resté, il est chirurgien, mais comme ancien officier des Marines, il est surveillé. Il est alors appelé pour dix jours de « rééducation ». Il est interné quatre ans et sera sous étroite surveillance trois années encore, avant de pouvoir enfin rejoindre sa famille à Clermont-Ferrand.

L’auteur fait revivre les bouleversements de la société vietnamienne du Sud, la prise du pouvoir des communistes et leurs méthodes. Il rappelle également l’époque de la colonisation.

Avant tout, Dong Van dénonce la dictature communiste. Il fait revivre en détail la vie quotidienne du camp, la suspicion et les provocations des gardiens qui n’attendent qu’un faux pas pour exécuter les « irréductibles ». La délation, la persécution psychologique, l’absence totale de soins médicaux, la torture et les exécutions arbitraires sont les gardiennes de ces prisons dans la prison.

Son courage, mais plus encore sa détermination et une maîtrise de soi à toute épreuve l’ont probablement sauvé de cet enfer et de la « cangue ».

Dong Van veut faire acte de mémoire au-delà de sa propre expérience, il a voulu témoigner de ce qu’est une dictature et que l’ignorance en est la première complice.

Dong Van est Président de l’Association des Vietnamiens d’Auvergne, secrétaire général de la Fédérationdes réfugiés vietnamiens de France.

Il a déjà publié Saigon, le rêve brisé, aux éditions Jet d’encre.

Livre(s) en consultation :

Souvenirs du Viêt Nam

Ce récit raconte le parcours d’un homme, Dong Van, à travers un pays à feu et à sang. En 1975, la société vietnamienne est bouleversée par la victoire des communistes. L’État s’approprie tous les biens. Diplômé de l’école de médecine, Dong Van est surveillé, car il était officier des Marines. Il est appelé pour dix jours de « rééducation », quitte femme et enfants, et va connaître l’enfer du goulag. Dans le camp, il est élu chef de sa « maison », titre qu’il accepte dans le but de convertir les gardes-chiourmes. Les appelés accomplissent divers travaux manuels, comme le défrichage de champs ou les travaux forestiers. Mais les dix jours se multiplient… Cette histoire vraie œuvre pleinement pour le devoir de mémoire, et dénonce la dictature. Il pointe les mensonges des dirigeants, et surtout démontre que l’ignorance mène à la soumission. Dong Van a choisi de raconter les faits avec objectivité. Vécue de l’intérieur, avec des anecdotes qui permettent de vraiment se rendre compte du quotidien des prisonniers, cette expérience montre aussi comment on peut se sauver en privilégiant l’action et la projection. Une leçon de courage et de maîtrise de soi à lire aussi pour que jamais de tels actes ne se reproduisent.

Presse écrite :

Dong Van - Dong Van signe son adieu au Viêt-Nam (La montagne - mardi 8 novembre 2011)

Dix ans apres les avoir écrits en vietnamien, Dong Van publie en français les souvenirs terribles de son enfer dans les camps de concentration communistes, de 1975 a 1979 «Anticommuniste, oui, je le suis toujours, je le suis définitivement , et même la-haut, au paradis, je le serai encore i » s'exclame Dong Van, en déroulant une fois de plus le film de sa vie, qu'il résume en deux livres autobiographiques Saigon, le rêve brise (Editions Jets d'encre) et Souvenirs du ViêtNam (Theles) (...)