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Ny Vitnâdây

Originaire du Sous-continent indien, Ny Vitnâdây réside en Europe depuis de nombreuses années. Ny Vitnâdây a trouvé dans l’écriture une raison à ce long exil.

Faisant suite à son premier roman publié en France, Zohac I, Les Caprices d’une utopie, l’histoire d’un clandestin fuyant l’Asie pour l’Europe, Zohac II, La clandestinité des rêves est la réflexion de cet homme qui s’est enfin arrêté de fuir et qui nous livre ses difficultés à retrouver la paix de l’esprit. L’écriture y participe, permettant la libération d’une souffrance intérieure verrouillée par la peur dont les gardes sont ses propres démons. Elle a pour projet, à long terme, de constituer la perception juste de son rapport aux autres, à la vie et de sa part de don. Il faut, dit-il, également sortir de ses prisons mentales où cohabitent préjugés, certitudes et autres violences. L’auteur ne donne pas de solution, mais un moyen à court terme de défendre une certaine idée de la lutte et d’ajouter : « Nous n’avons pas le droit de mourir dans la défaite ».

Livre(s) en consultation :

Lâ-Nâh, l'enfant qui rêvait

Au Domaine de la source Les premiers jours du printemps, par un beau matin. S ’agit-il de Pâques ? Peu importe. Les marguerites sont là, et l ’herbe est si tendre et fougueuse... Lâ-Nâh, Matthias, Fabien et le petit chat Réglisse sont assis dans le jardin. Lys, la maîtresse des lieux, « Mamy Lys » ne les quitte pas des yeux. Elle sait bien, par cette belle journée, que petite soeur Lâ-Nâh encouragera ses deux compagnons à aimer ce coin de rêve. Elle est de ces enfants sauvages et tranquilles. Etrange et lointaine, autant qu’elle intrigue...

Zohak III

Années 2010. Suite à un internement volontaire de plusieurs mois en hôpital psychiatrique, un homme retrouve la liberté.étranger aux multiples identités, Zohak a été combattant en Asie pour la libération des peuples dans les années 60, puis exilé sans papiers en Europe à la fin du XXe siècle. Sa résistance dans des Mouvements rouges aux ramifications douteuses comme sa confrontation avec un ensemble de faillites sociales et intimes l’ont conduit aux portes de la déraison.

àla sortie de l’hôpital, le chemin de Zohak croise par hasard celui de Bô-Han, une petite fille asiatique entrevue en rêve, et de sa mère adoptive Anne. Grâce à la rencontre de cette famille, Zohak va entendre et comprendre son existence, comme celles des autres, avec beaucoup plus d’humilité et de patience...

Au point de trouver ce qu’il recherchait jusque-là : la paix de son âme ?

Cette paix-là, dans une société occidentale aux pratiques toujours plus ségrégationnistes, peut irriter ou faire doucement sourire. Pourtant, il faut bien que l’on tente de se sauver d’une façon ou d’une autre.

L'ardeur des indomptables

Notre attitude au quotidien montre que nous ne comprenons pas. Nous pouvons réaliser des merveilles et dans le même élan nous entredéchirer.

Trop indulgents devant nos manques, nous perdons la maîtrise modeste de nos relations essentielles, convaincus de nos vérités relatives.

Si nous restons captifs sans aucun discernement de nos folies, de nos entrailles, nous polluerons alors nos propos, nos pensées, les autres...

 

Dans sa dimension allégorique, l’Ardeur des indomptables est une illustration de cette citation de Krishnamurti :

« La violence ne consiste pas uniquement à nous entretuer. Nous sommes violents dans nos altercations, nous le sommes lorsque nous écartons quelqu’un de notre chemin, nous le sommes lorsque la crainte nous incite à obéir. La violence n’est pas seulement ces boucheries humaines organisées au nom de Dieu, d’une société, d’un pays. Elle existe aussi dans les sphères plus subtiles, plus secrètes et c’est là, dans ses grandes profondeurs, qu’il nous faut la chercher. »

 

Alors si nous faisions le bon choix et si nous comprenions enfin qu’un état de conscience nouveau changerait la donne ?

Zohak IV. Fin

Zohak arrive à Vintimille. Il voyage avec sa femme Anne et sa fille adoptive, Lâ-Nâh, née de mère française et de père indien. Ils possèdent un théâtre de marionnettes et un cinéma itinérant.

Le narrateur se présente comme un fugitif sans papiers. Il raconte la vie de cette famille au gré de leurs déplacements sur les routes. Le couple a décidé d’aider un écrivain indien sans papier dont la compagne attend un enfant.

Ce roman dédié aux exilés, aux apatrides, aux laissés-pour-compte et aux marginaux pose aussi dans sa forme, des questions sur les notions de récit et de narration. Le narrateur lui-même est témoin et passeur.

Mais c’est avant tout la question du destin qui mène le cortège des rêves de chacun des acteurs de cette aventure qui avec une volonté farouche gardent l’espoir dans leur quête sans cesse renouvelée.

Après Zohak. Les Caprices d’une utopie et Zohak II. La clandestinité des rêves, Zohak III. L’insubordination de la paix etl’ardeur des indomptables, un essai, sans oublier un livre jeunesse, Lâ-Nâh. L’enfant qui rêvait.