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Michel J. F. Dubois

Michel J.F. Dubois vit à Paris. Biologiste et agronome, il a eu le prix de l’innovation du SIAL 2006 et a été nominé au prix de l’ingénieur de l’année 2008.

Depuis, il s’est investi dans l’enseignement supérieur et la recherche en agriculture à l’Institut Polytechnique La Salle Beauvais.

Par ailleurs, il est titulaire d’une thèse de philosophie sur le vivant et l’indéterminé soutenue en 2006 dans laquelle il montre que la physique quantique confirme les théories physiques d’Épicure : l’indéterminisme du soubassement de la matière est nécessaire, quoique non suffisant, pour que l’intentionnalité puisse émerger.

Il a participé aux ouvrages collectifs : L’entreprise dans la société démocratique, dirigé par Renaud Sainsaulieu et Blaise Ollivier (Paris, 2001), Repenser l’humain : la fin des évidences dirigé par Jean-Baptiste Lecuit et Jean-Luc Blaquart (Paris, 2010).

En Juin 2007, dans le cadre du Livre Blanc de l’association Confrontations (écrit en Français et en Anglais et fourni à tous les élus européens), À la recherche de bases culturelles communes pour construire l'Europe, il a développé un plaidoyer pour un  programme mobilisateur de recherche et développement au sein de l'Union Européenne, qui serait organisé autour de la problématique énergétique.

Très concerné par les questions environnementales et énergétiques, il a publié en 2009 La transition énergétique, en insistant sur les aspects anthropologiques et sociaux et en proposant la mise en place de débats démocratiques à tous les niveaux de la société.

C’est en 2012 qu’il publie pour la première fois des textes littéraires avec Le rire de Sisyphe puis Aux portes des cieux. Ces deux recueils de petits récits mythiques mêlent l’ancien et le moderne, la légende et l’histoire. Souvent impertinents, parfois provocateurs, ces textes denses et alertes, qu’une ironie traverse, conduisent à une réflexion sur l’humain et le monde.

En 2013, il publie son premier roman, La Saga des Cent-mots.

« Pendant quarante-sept jours dix-neuf heures vingt-trois minutes et onze secondes, je fus l’auteur le plus lu sur la toile mondiale. Je vécus la lente et chaotique montée du succès, son climax incertain, la perception angoissante d’une aurore indécise, et mon exultation finale. Ce fragile équilibre se rompit selon ces lois implacables, exaltées lors du processus de progression, mais que chacun voudrait supprimer dès que le sommet attendu s’épanouit. Lumineuse hémérocalle, merveilleuse fleur du matin fanée le soir. Sa grandeur fut intense, selon cette loi aussi vieille que la vie, l'oubli sera plus profond encore.

J’ai régné un instant sur le Web, le nouvel empire planétaire, l’État virtuel et verbal, moi, qui n’ai pas d’idées et peu de style : un chercheur de concepts qui intéressent quelques spécialistes. Puis je suis retourné à l’anonymat. Ne durèrent ni ceux qui me suivirent, ni, plus tard, ceux qui voudront prendre la place. Après vint l’oubli : couper, coller, effacer, vous pouvez éteindre. Quitter le Web ou changer d’ambition. Jadis, c’était différent, qui n’a pas entendu parler de Shakespeare ? Cet écrivain des époques où l’écrit n’était pas volatile. Ou même de Flaubert et de tant d'autres. Après eux, vacilla la flamme de l’écrit immortel : manque de cire ou d’oxygène. Fin de mèche. »

Par ce roman philosophique situé au cœur de la modernité, l’auteur nous offre une perception intuitive du monde moderne selon une modalité d’écriture par laquelle se confondent science et littérature, rationalité et rêve, théorie et poésie.

Ce texte est aussi un hommage à la culture évolutionniste. L’autoréférence se construit durant le récit, les personnages connaissent le texte qui raconte leur histoire et le roman expose son propre devenir.

Le langage, le style et l’œuvre littéraire, y acquièrent le statut de personnages à part entière.

À la fois hymne à la créativité et épopée du savoir, le récit est aussi une célébration de l’amour, capable de transformer un homme. C’est grâce à l’amour d’une femme aimée que le narrateur réussit à développer son invention, à s’en dégager, et que toute l’histoire peut prendre un sens.

Au fil du roman se dévoile une philosophie indéterministe de la vie, même si le narrateur questionne l’astrologie et fait appel aux puissances religieuses, c’est pour les utiliser d’une manière inattendue. La question de l’origine du changement suit tout le roman, lancinante, et, finalement, sans réponse : un commencement est si ténu, insaisissable, qu’il ne peut faire connaître ce qui s’ensuivra…

Livre(s) en consultation :

La saga des cent-mots

« Pendant quarante-sept jours dix-neuf heures vingt-trois minutes et onze secondes, je fus l’auteur le plus lu sur la toile mondiale. Je vécus la lente et chaotique montée du succès, son climax incertain, la perception angoissante d’une aurore indécise, et mon exultation finale. »

Dans un futur proche, à Paris, le narrateur, chercheur en linguistique, vit seul. Il invente un logiciel de condensation du langage et rencontre sur Internet Aurélie, qui le pousse à diffuser des textes invitant à l’amour, condensés en cent mots de chefs-d’œuvre de la littérature. Il tombe ensuite amoureux d’une journaliste islandaise, Eva, qui l’aide à développer son outil de condensation selon la formule des cent-mots….

Un roman philosophique étrange et sensible, qui offre au lecteur une perception intuitive du monde moderne. Au fil de la narration, se montre notre rapport à la création, à la connaissance et la technologie, au temps et à l’évolution, tout en offrant en filigrane une histoire d’amour et de transmission.