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Jean-Paul Rueff

Livre(s) en consultation :

Les métamorphoses de l'âme

– Je t’ai attendue, hier, que s’est-il passé ? demanda Philippe pressé de savoir. – C’est fini Philippe ! répondit-elle d’une voix si calme qu’il avait à peine entendu. – Comment ça, fini ? – Oui, fini. Restons bons amis, veux-tu ? ajouta-t-elle. Elle le laissa là sur le pas de la porte, puis s’en alla en lui effleurant la joue d’une caresse. Pendant les deux ou trois semaines qui lui restaient à faire au siège de la compagnie, il l’apercevait de temps à autre sur le boulevard Bonne Nouvelle, bavardant, riant avec ses collègues de bureau au moment où tous les employés allaient déjeuner, ou bien le soir à la sortie par la rue Favart. Là, de loin, elle lui envoyait un sourire hésitant, un signe de la main évitant ainsi de le rencontrer et de lui parler. Jean-Paul Rueff signe ici un roman qui peut se lire comme un conte cruel et optimiste, une fable où la trahison et la bienveillance rivalisent dans les cœurs.

Madeleine

Violette vivait seule à Paris, elle pensait que Madeleine serait désormais l’amour de sa vie, qu’il n’y en aurait jamais d’autre. C’était mal connaître sa nouvelle amie qui, à peine un mois après l’avoir rencontrée au Choiseul, eut pour Antoine cette passion amoureuse d’un soir que certaines femmes ont parfois pour un être dont elles savent qu’elles ne garderont de lui qu’un souvenir ému et fugace.

Lorsqu’elle les vit tous les deux, heureux, riant, se tenant par la taille, Violette eut un mal fou à contenir cette douleur qui lui déchirait le cœur. Un soir, elle alla rue de la Convention frapper à la porte de Madeleine, pour savoir…