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Jean Claude Delayre
Jean-Claude Delayre commence à écrire au lendemain de ses 10 ans. Des poèmes d'abord, malhabiles, bucoliques et sentimentaux. La « Dordogne libre », quotidien départemental, publie ses premiers vers alors qu'il est en quatrième au lycée de garçons de Périgueux. Sa rencontre et les liens qu'il tisse avec un vieux poète renommé du cru, Albert Pestour, s'exprimant en français et en langue d'Oc, l'encouragent à écrire, à travailler son inspiration. Lorsqu'il arrive à Paris en 1965 pour y faire ses humanités, il a 18 ans. Il a déjà rempli quelques gros cahiers et s'est essayé à la nouvelle et au théâtre. Il fréquente le salon d'Eugène Guillevic, côtoie des artistes, peintres, musiciens, comédiens. Il sort beaucoup, absorbe ce qu'il voit, entend, s'enrichit de l'expérience des autres et de leurs talents. Dans les années qui suivent, il commence à publier un recueil de poèmes, écrit des pièces qui seront jouées à Paris et dans les communes voisines : « Banlieue », « La Paimpolaise et ses deux sœurs », « Voix et mémoires ». Il commence aussi à travailler pour le cinéma et la télévision, en qualité d'auteur ou de producteur (TF1, Antenne 2, Radio Canada) tandis qu'avec le comité des « Gens de la Nuit » il crée le premier festival de café-théâtre à Paris (1977). Il s'essaie au roman et publie « Quand j'étais femme » l'année suivante. Le succès est tout au plus d'estime ; il en assume la pleine responsabilité (trop boulimique, il n'a pas pris le temps de travailler). En 1997, il s'installe dans sa ville natale de Bordeaux. Il y donne des cours de théâtre, intervient dans les écoles, met en scène ses dernières pièces. Il n'est pas heureux car il a perdu ses contacts et prend conscience que seule l'écriture peut le combler. Des idées de roman lui courent dans la tête. Deux ou trois pour le moins. Il finit par choisir la moins claire, la plus difficile à construire mais celle par laquelle, alors qu'il ne parlera pas de lui, il va pouvoir exprimer son amour pour la littérature et la vie. Il s'attaque à ce chantier dès 2003. Il cherche ses personnages, ses décors. Il se donne des repères, bâtit un plan sommaire et sur cette matière brute il rédige des bribes de situation, des morceaux de dialogue. Chaque jour, à raison d'une ligne ou deux, il ajoute une pièce au puzzle. Il rature beaucoup, simplifie, allège. À la fin 2005, il a rédigé un pavé de 800 pages, indigeste et aussi peu accueillant qu'une maison sans fenêtres ! Il travaille à nouveau, réorganise son récit, revoit les caractères de ses personnages et s'interroge sur la perception que pourrait en avoir un lecteur (ses proches en font les frais !). Dans le même temps il a trouvé un éditeur ; un petit éditeur comme disent certains mais un éditeur quand même, qui va lui être d'une aide précieuse. Ce dernier l'invite à revoir sa copie, à davantage de légèreté, de rythme ; à faire attention à la syntaxe, à la concordance des temps... Les conseils sont immédiatement pris en compte et une troisième version voit le jour en septembre 2007. Au cours du mois précédent, l'auteur s'est levé tous les matins à cinq heures pour s'installer à sa table de travail dans la campagne bergeracoise et poursuivre les corrections nécessaires. Cette version définitive (il fallait bien que ça finisse un jour, n'est-ce pas ?) a été transmise aux éditions Thélès au mois de mars 2008. Jean-Claude Delayre vient de vivre trois belles années en compagnie des mots, de leur musique et de leur parfum. Il est heureux de pouvoir les transmettre à ses lecteurs. Ce dernier dimanche, il a posé les premières lignes de son prochain roman.
Livre(s) en consultation :
Pierre Daubrac, écrivain raté et désabusé, rêve d’écrire un best-seller. Pour y parvenir, il doit trouver la paix intérieure et régler certains problèmes : accepter un emploi durable, et découvrir la tombe de son père disparu lorsqu’il était encore un enfant. Son emploi de vigile dans un cimetière, le soutien de son épouse et la collaboration inattendue d’un détective appelé Dieu, vont l’aider dans sa quête…
Jean Claude Delayre est auteur de théâtre, poète et scénariste. Il est sociétaire de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Il a travaillé pour la télévision, en France comme à l’étranger.