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Emmanuelle Sarrouy

Née en 1968 à Lausanne, Emmanuelle Sarrouy vit et travaille à Marseille. Elle passe son enfance au bord de la Manche, à Dieppe. Arrivée en Provence depuis 1988, elle soutient une Maîtrise d’Études Cinématographiques sur le film « gore » des années 80 avec Nicole Brenez, en 1993. Elle est d’abord traductrice de scénarii de dessins animés, régisseuse de cinéma, puis directrice de casting.

Programmatrice de courts-métrages au Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence, elle réalise depuis l’année 2000 des vidéos et installations qui sont montrées dans de nombreuses manifestations internationales, dont les festivals Cinémas Différents, Vidéoformes, Instants Vidéo, Images Contre Nature, Hambourg, Printemps des Poètes, Videopoésia (Buenos Aires), Zebra Poetryfil, Festival du Film d’Aubagne, et à la Cinémathèque Française.

Membre du Collectif Jeune Cinéma, elle fonde en 2007, en collaboration avec Jean-Paul Noguès, la société de production de films Endogène.

Auteur de longue date, Emmanuelle Sarrouy publie de nombreux articles sur le cinéma et le cinéma expérimental, notamment dans Admiranda, Repérages, Simulacres, Exploding, Les Inrockuptibles, La Marseillaise, etc.

Correspondante pour Le Technicien du Film de 2002 à 2004, elle co-écrit en 2003 un ouvrage sur les séries télévisées, Nos Séries cultes.

En 2005, elle participe à l’écriture du livre sur le film collectif Paris, je t’aime, et collabore en 2010 au livret du DVD –Sylt, le pays où la terre recule de Samuel Bester.

Grande adepte du métissage, elle pratique l'hybridation des formes et le mélange des genres. Emmanuelle Sarrouy flirte depuis toujours avec le journal intime, la compilation/collection, l'archivage, la récupération, les petites formes et la poésie. Elle travaille régulièrement sur le portrait et l'hybridation entre l'homme et l'animal, son « Humanimalité » et l'homme et la nature, son « Humanaturalité ».

Elle prépare aujourd’hui une installation multimédia sur la quête de l’enfance, un docu-poème sur les élections présidentielles de 2007, tout en poursuivant ses projets d'écriture.

Elle a reçu la Mention Coupde Cœur au Festival Po-M “l’Écran des poètes“(2003), pour le film Bad Dream Nevermore et le Prix du meilleur film représentant la (V)ildéologie de l’auteur, au Festival Videology (Volgograd, 2004) pour le film C'est de l'homme qu'il s'agit !

Séisme’(s),est son témoignage sur l’adoption de deux enfants, Yves-Nelson et Naschka qui sont morts dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.

Emmanuelle Sarrouy relate l'expérience du séisme, vécue dans l'éloignement des enfants tant désirés, si éloignés et si proches à la fois. Une attente insupportable, la douleur, la colère et le deuil impossible.

C’est aussi le récit des difficultés de l’adoption, un long parcours de l’adoption simple à l’adoption plénière, dont les termes sont en négociation aujourd’hui, après le tremblement de terre.

Emmanuelle Sarrouy-Noguès a refusé la fatalité et a opté pour la vie, comme l’exprime Rodnet Saint-Éloi dans la préface de Séisme(s). Emmanuelle Sarrouy et son mari ont adopté Joëlsonne et Madjina.

Livre(s) en consultation :

Séisme(s)

Lorsqu’en avril 2009, Emmanuelle Sarrouy adopte Yves-Nelson et Naschka, deux enfants haïtiens, elle ne sait pas qu’un jour proche, ses petits seront des anges…. Elle leur rend visite et noue un contact très fort avec eux et leur terre natale. Malheureusement, le 12 janvier 2010, un tremblement de terre secoue Haïti et fait de nombreuses victimes dont Yves-Nelson et Naschka. Dévastée, Emmanuelle tente de se remettre doucement de cette perte…

 

 

Cet ouvrage émouvant et juste parvient à mettre des mots sur l’inracontable : la perte définitive de ses enfants. Mais Emmanuelle Sarrouy montre aussi les difficultés des parents souhaitant adopter à l’étranger, et à quel point le système est lent, pénible et administrativement fatigant. à chaque mot, l’attente, la douleur, l’urgence se font palpables. Un texte poignant.

 

 

Illustration de couverture : Hélène Bez

 

 

 

Cet ouvrage est publié avec l’aide du

Conseil Général des Bouches-du-Rhône.