Née en 1951, à Tübingen, de parents français, Danièle Zillhardt passe les premières années de sa vie en Allemagne, où son père militaire est affecté. Elle baigne dans la culture germanique, entre nature, forêts et ville.
La famille revient en France au début des années 50, à Paris. Elle fait ensuite des études en langue allemande à l’Université de Paris IV.
Après son mariage en 1974, elle s’installe dans les Yvelines, dans un petit village de la vallée de Chevreuse et a deux enfants, Hélène, sa fille aînée puis Christophe, son fils. En 1983, elle commence une carrière de professeur d’allemand dans des collèges et lycées de la région versaillaise.
En 1994, sa vie bascule, Christophe est atteint d’un cancer, il a seize ans.
C’est pour Danièle Zillhardt après l’espoir d’une rémission, le début d’un long combat dont son fils ne sortira pas vainqueur. Il meurt deux ans plus tard. Elle est anéantie.
Ce deuil est la blessure de sa vie, une mutilation de son identité parentale.
Elle se sent « morte quelque part » et se ferme au monde, envahie par un sentiment de révolte et de culpabilité.
Quelques années plus tard, grâce à la présence de sa fille, à ses lectures, à des groupes de parole et à sa quête vers un mieux-être, elle reprend le fil de la vie et décide alors, d’écrire Un si long hiver. Se reconstruire après la mort d’un enfant, le combat de son fils contre la maladie, un combat devenu le sien. Elle évoque ensuite son travail de deuil et le long chemin parcouru pour réapprendre à sourire et termine son récit par une véritable ode à la vie.
Danièle Zillhardt est aujourd’hui professeur et vit dans les Yvelines, près de sa famille, à laquelle elle dédie aussi ce récit.
En mémoire de tous ceux qui ont souffert et de ceux qui souffrent : « Cette capacité à rebondir et à reconstruire, nous l’avons tous, c’est la résilience qui permet de surmonter un vécu douloureux en une volonté créatrice mue par de nouvelles énergies. »