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Entre 2000 et 2004, une vague d’antisémitisme sans précédent a déferlé sur le sol français. Soixante ans après le cataclysme de la Shoah, des cris de « Morts aux juifs » retentirent à nouveau dans les rues parisiennes accompagnés de banderoles comparant les juifs aux nazis. On pensait pourtant ne plus jamais devoir entendre ce genre de slogan dans la patrie des Droits de l’Homme. La diabolisation d’Israël a libéré la
parole et les violences antisémites.
Durant ces quatre années d’un antijudaïsme sans précédent, le regard bienveillant des juifs de France porté sur leur pays et l’idée de la place qu’ils pensaient être la leur, ont été entachés par des messages à fortes
charges symboliques délivrés ici et là au plus haut niveau de l’appareil politique, judiciaire et culturel de l’État français. Dès lors, le processus de « dénationalisation » des juifs de France était-il enclenché ? Pourquoi
l’antisémitisme dans sa forme la plus primitive n’a-t-il soulevé de part et d’autre que très peu d’indignation ? Pourquoi le tout jeune État juif
cristallise-t-il tant de haine et de réprobation ?
Daniel Sieradzki est chef d’entreprise. Issu d’une famille juive ashkénaze dont certains de ses membres ont connu la Shoah, il revoit durant ces
quatre années d’un antijudaïsme sans précédent, le mauvais parfum d’une résurgence de l’antisémitisme qui prévalait l’avant-guerre. Partant de ce
constat, il tente d’apporter des éléments de réponses à ce qui reste pour lui une énigme dans l’histoire humaine et s’essaie par là même à démonter les mécanismes complexes de l’inlassable stigmatisation de l’État hébreu. À l’heure où Israël souffle ses soixante bougies, l’auteur porte également un autre regard, nouveau, méconnu, sur les réalités de ce petit pays.
Radio :
L'ouvrage de Daniel Sieradzki, "Israël à contre courant", est présenté dans le cadre de l'émission littéraire "Brouillon de culture" sur Radio Judaïca Bruxelles.