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Daniel Moline

Né en Belgique en 1948, Daniel Moline a quitté son pays en 1973, après ses études de philosophie, pour vivre au Japon et y mener une carrière de peintre jusqu’en 1990. De retour en Belgique avec son épouse japonaise, il s’installa finalement à Spa pour y ouvrir un centre de séminaires résidentiels de langue et de culture japonaises tout en poursuivant ses travaux de peinture et d’écriture. Nommé responsable du Département Japonais de CERAN I.L.C. en novembre 1992, il a représenté la Belgique au 4ème séminaire européen sur la langue japonaise à Berlin en 1999. Pendant six ans, il a également participé comme formateur au YES Program (Young Executive Stay Program) organisé par la Belgium-Japan Association et comme membre du jury pour le Japanese Speech Contest organisé chaque année par l’Ambassade du Japon à Bruxelles. Depuis son arrivée au Japon en 1973, Daniel Moline n’a cessé de peindre et d’écrire. « Le Conte du Pays de Nan » est son premier texte publié. L’œuvre de Spinoza et le film de Nagisa Oshima « l’Empire des sens » sorti en 1976 semblent avoir joué un rôle déterminant dans sa réflexion sur le rapport complexe entre désirs et connaissance, et sa recherche de l’unité affect-concept qui fait la force ultime du langage. L’impact de ces deux chefs-d’œuvre que sont « L’Ethique » et « L’ Empire des sens » traverse ce Conte qu’il acheva d’écrire - pour l’essentiel - en 1986, avec la conscience aiguë de n’avoir pu résoudre le conflit. A cela il faudrait ajouter « Les Cinq Rouleaux » d’Henri Meschonnic, publié en 1970 aux Editions Gallimard, que l’auteur emporta avec lui au Japon. Cette présentation originale de cinq textes bibliques abondamment cités dans le Conte l’a manifestement séduit et inspiré jusque dans le mot de la fin.

Livre(s) en consultation :

Le conte du pays de Nan

Un jeune homme, Guershom, est envoyé de Belgique jusqu’au centre du monde. Il se retrouve à attendre seul. Il fait la rencontre de Ponko, une jeune femme qui se perd dans son image. Il assiste à la mort d’un chien. Cet événement le marque et le rend très tendu. Il arrive en enfer. Il possède un nouveau corps, se voit dépossédé des artifices de la civilisation, ce qui lui permettra de vivre l’aventure de l’amour, le va-et-vient du bien. Il ne sait comment trouver Dieu, enivré par toutes les filles qui l’entourent. Doté de sang-froid dans son ancienne vie, c’est désormais du sang-chaud qui coule dans ses veines. Le paradis, l’enfer, le purgatoire ne sont jamais loin… Un roman étrange et pénétrant, où chaque lieu exprime différents niveaux d’humanité. Sur les pas de Dante, ce roman propose, dans un foisonnement d’idées et de mots, une plongée créative à travers différents espaces. Mais derrière les symptômes se cache une cohérence plus tragique et sérieuse, une réflexion sur l’animalité et la lucidité. Daniel Moline vit en Belgique. Il a vécu au Japon de nombreuses années, pendant lesquelles il a été peintre et chargé de cours à l’université de Kobe. Le Conte du pays de Nan est son premier ouvrage.