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Daniel Lambert

Daniel Lambert est né à Somain, fils de mineur, il a vécu son enfance à Auberchicourt dans une cité minière moderne. Aujourd’hui il réside dans le Hainaut à Wasnes-au-bac, entre Valencienne et Cambrai dans un paysage de plaines vallonnées, de marécages, de tourbières, tout près du canal de La Sensée.
C’est dans cet univers où ville industrieuse et campagne se côtoient que l’auteur a toujours vécu.
Il a observé carnet en main, la flore et la faune de la Butorie qu’il qualifie ainsi :« Tout, ici, est fait pour le rêveur, le naturiste, le peintre, le photographe, en un mot pour l’absent : l’Homme ».
Un jour où sa petite fille lui demandait de raconter une histoire, Daniel Lambert s’est souvenu des veillées pendant lesquelles sa grand-mère lui inventait des récits « brodés » de la vie quotidienne et choisit de mettre en scène les animaux familiers de la campagne, à sa manière : « Non, je ne suis pas un La Fontaine, Aristote, Nevelet ou Ésope ! Eux, ces Grands, écrivaient l’histoire des hommes. Pour ma part, j’écris l’histoire des animaux dont l’action impromptue se déroule devant moi…»
Puis naquit Le Maître des lieux rejoint par Elfi et le peuple de Faërie ouvrant ainsi les portes du merveilleux pour autant de voyages et de contes destinés aux enfants jusqu’à sept ans.

Livre(s) en consultation :

Les contes de la Butorie

J’ai vécu dans l’ancien monde, celui des veillées au coin du feu. A la retraite, mon cœur était devenu de pierre. Puis, Adeline est arrivée, toute de sucre. Et cette phrase m’a bouleversé : « Raconte-moi une histoire ! » Sans m’en rendre compte, j’ai narré une vieille histoire du fond de la mine où des animaux étaient sauvés par un vieux mineur. Puis j’ai regardé ma petite-fille. J’ai pleuré, de voir en ses yeux, ma jeunesse. Mauvais orateur, j’ai alors posé des mots sur le papier puis des phrases et les histoires se sont enchaînées sans cesse.

Sept ans et plus

En parcourant ce petit encas, vous découvrirez que le Terril est un micro-pays, un micro-climat, à lui tout seul. Au travers de mon humble vie, j’espère que les clichés des cités minières seront dérangés et mis à bas. La mine fut ouverte au temps de Louis XIV, et celle qui permit à la France de se moderniser est d’après-guerre.

Qui mieux que l’enfant que j’étais peut décrire son monde : l’enfance d’un fils de mineur.

Les mots manquent ces mots-là ne sont pas dans le dictionnaire ; ils sont dans notre cerveau, dans nos tripes. Comment décrire l’émotion des retrouvailles sans eux ? Je m’y suis essayé…

J’espère que mon parcours vous conduira au vôtre.