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Bernard Marcotte

Bernard Marcotte est né le 5 juillet 1887 à Saint-Germainmont, petit village situé au sud des Ardennes, non loin de l’Aisne. Son père y était percepteur, et fut par la suite nommé dans le nord du département, près de Charleville-Mézières, à Renwez puis à Gespunsart, où la famille vint successivement se fixer. C’était passer des confins de la plaine champenoise au cœur du massif ardennais, à sa forêt et aux vallées encaissées de la Meuse et de la Semoy.

Bernard Marcotte vint à Paris pour la suite de ses études, et il restera dans la région parisienne lorsqu’il débutera une activité professionnelle. Cependant, il fut toujours fidèle aux Ardennes, « à la sauvage vallée de la Meuse, toute pleine de légendes chevaleresques, aux grands bois qui dévalent vers le fleuve dans une brume ensoleillée », où il revint régulièrement dans sa famille, jusqu’en 1912 où, son père étant brusquement décédé, sa mère rejoignit ses deux fils dans la banlieue de Paris – et son pays natal reparaît à de nombreuses reprises dans son œuvre littéraire, de façon voilée, ou explicite.

C’est au lycée Louis-le-Grand, en plein cœur du Quartier latin, que Bernard Marcotte devint élève, dans le but alors de se présenter au concours d’entrée à l’École normale supérieure. Mais il avait un esprit trop indépendant et trop fantasque pour aller jusqu’au bout de la préparation du concours et jusqu’au professorat. Aussi, dès le début de 1906 il quitta la khâgne pour s’acquitter de son service militaire, qu’il fit, sans grand enthousiasme, à Charleville-Mézières.

De retour à Paris, il s’inscrivit pour une licence de philosophie, puis un diplôme, qu’il prépara sous la direction de Gabriel Séailles, et retrouva le milieu étudiant si foisonnant de la Montagne Sainte-Geneviève. Il s’était lié en khâgne avec Paul Tuffrau, lui-même venu de province, en fait de Bordeaux, avec qui se noua une solide amitié, avec Roger Dévigne, ou encore avec Marcel Martinet, qui deviendront des écrivains, chacun dans son domaine, et aussi avec Jean Wahl, le philosophe, et c’est peut-être par l’intermédiaire de Roger Dévigne, qu’il connut André Juin, sculpteur et illustrateur, originaire comme lui d’Angoulême. Une vie très riche se recréa entre tous ces jeunes gens, avides de lectures, aussi bien classiques que contemporaines, ou d’écriture, ou de tout autre forme d’art, qui se voyaient sans cesse, se lisaient mutuellement leurs poèmes, nouvelles ou autres textes, se lançaient dans de longues causeries, ou déambulaient la nuit sur les quais de la Seine.

C’est ainsi que Bernard Marcotte entra dans le mouvement des “Visionnaires”, à l’origine d’un “Groupe d’Action d’Art”, dont le but était de rechercher la beauté et la créer dans l’art tout en aspirant à la “Vie Nouvelle”, groupe formé, entre autres, par Roger Dévigne, André Colomer, Gabriel-Tristan Franconi, et auquel Louis Jouvet prêta son concours en disant ou interprétant sur scène des textes des uns et des autres, et il participa à l’aventure de revues littéraires, -en réalité assez confidentielles, comme il y en eut tant au cours de ces années -, La Foireaux Chimères et Les Actes des Poètes.

Cette période fut très féconde pour Bernard Marcotte sur le plan de l’écriture (« Je m’enrichis, je me sens riche d’une richesse multiple et folle, j’ai la fierté d’une foule de rêves incohérents » ; « Les images éclatent en moi... L’activité esthétique est une surabondance de vie, un excès de force... ») : poèmes, contes, pièces de théâtre, projets inachevés ou aboutis, que parfois il reniait secondairement, détruisant ce qu’il avait écrit, souvent un peu rapidement comme il lui arrivait de le reconnaître.

Cependant, il lui fallut prendre une décision quant à son avenir, et en 1911, il concourut pour être rédacteur dans un ministère. Il fut reçu, et entra dans celui des Travaux Publics. Ce travail ne le passionnait nullement, mais lui laissait suffisamment de temps libre pour s’adonner à ce qu’il aimait : lire, écrire, et voir ses amis.

En 1913 parut le seul ouvrage de lui édité de son vivant, Les Fantaisies Bergamasques, ensemble de récits et de contes reliés par une trame assez lâche, la destinée d’une troupe de comédiens chassés de leur ville de Bergame, car accusés d’en avoir troublé la tranquillité, et remontant à travers le pays de France jusqu’en Flandre, avant un retour triomphal en Italie.

Le thème principal en est la fantaisie, celle que revendique Bernard Marcotte, qui n’est pas une agitation bruyante, mais une joie où se mêlent malice et rêverie et refus de la souffrance. « Puck, Ariel, Fantasio, et tout ce qu’il y a de grâce et de légèreté sur la terre, vous êtes pour moi des symboles plus vrais de la nature humaine que l’antique Atlas. Je n’aime pas qu’on définisse la vie par une souffrance lorsqu’elle est tout entière tendue vers la joie. Direz-vous que le ciel est le lieu où s’assemblent les nuages parce qu’il y eut des jours où son azur s’est obscurci ? Quand vous aurez vu la tempête, vous connaîtrez le vent, l’éclair et le tonnerre, mais vous connaîtrez la mer quand vous aurez contemplé au soleil le calme et la splendeur des eaux. »

Ouvrage un peu déconcertant au premier abord, mais imprégné de poésie, parsemé de pages où se manifestent les grandes qualités d’écriture de leur auteur, et aussi jalonné de réflexions sur la vie, ou la destinée humaine. Car Bernard Marcotte était poète et également philosophe, ce dont il avait témoigné par le choix de ses études, mais également dans son amitié avec Jean Wahl, et ce qui transparaît largement dans toute son œuvre.

Les Fantaisies Bergamasques n’eurent guère de succès. De toute façon, très vite survint la cassure dramatique de la Première Guerre mondiale. Comme tous, Bernard Marcotte partit sur le front. Il le fit honnêtement, sérieusement, mais il n’avait pas du tout l’âme guerrière, et il subit cette épreuve plus qu’il n’y participa : « J'ai moins d'enthousiasme que de patience. Je subis avec une résignation raisonnable tous ces événements tragiques. […] J'étais trop ouvert aux pensées étrangères, aux sentiments d'un autre temps. » Mais cette guerre dure, et nombre de proches sont tués. Une effroyable saignée se fait dans cette jeunesse dont l’élan a été brisé. Là vraiment, il s’est agit d’une génération sacrifiée.

Bernard Marcotte revint de cet enfer, mais il a été blessé à trois reprises, et surtout une infection chronique se développa à partir d’une de ses blessures. Il ne put pas reprendre une vie “normale”, mais dut aller d’hôpital en hôpital, d’abord à Nice, puis à Briançon, et enfin à Vannes. Son état se dégrada peu à peu et il assista à la perte progressive de toutes ses possibilités de mouvements, sans pourtant jamais se plaindre. Même, il continua à lire et à écrire, et c’est au cours de ses années qu’il rédigea un ensemble de textes philosophiques, que la veille de sa mort il présenta lui-même comme « des morceaux, achevés ou à l'état de brouillon, expressions fragmentaires, d'un caractère philosophique, ou moral, ou poétique, d'une pensée d'ensemble que j'ai coiffée d'une étiquette : La Vie étroite et où aboutissaient toutes mes pensées et mes sentiments ». Cependant, le mal évoluait, et Bernard Marcotte décéda à l’hôpital militaire de Vannes le 4 juillet 1927, à tout juste quarante ans.

 

 

L'ŒUVRE DE BERNARD MARCOTTE

L’œuvre de Bernard Marcotte est très variée : poèmes, contes, pièces de théâtre et textes philosophiques. Cependant, on y retrouve la beauté et la clarté de l’écriture, la poésie, une fantaisie toute de discrétion et qui se teinte de rêverie, tous éléments qui en font une œuvre très singulière et attachante.

 

POÉSIE

Les poèmes sont très divers par leurs sujets. Ils montrent le foisonnement des centres d’intérêt de Bernard Marcotte : Paris et ses promenades nocturnes sur les quais de la Seine, avec des membres du groupe des “Visionnaires”, mais aussi la nature, qu’il aimait particulièrement dans ses Ardennes natales, le Moyen Âge, avec ses cathédrales et leurs gargouilles, ou bien l’antiquité, ou encore l’idéalisme d’un Don Quichotte ou de Jésus. Ils sont aussi très différents les uns des autres, par leurs styles, certains de facture très classique, d’autres plus romantique ou plus lyrique, d’autres encore assez fantaisistes, révélant ainsi toutes les facettes du talent de leur auteur.

Malheureusement, même si certains d’entre eux ont été publiés, il manque encore une édition d’ensemble.

 

Parution dans des revues du temps de Bernard Marcotte :

Les Comédiens (La Foireaux Chimères, n° 1, décembre 1907)

La statue (La Foireaux Chimères, n° 1, décembre 1907)

Idéalistes et Bouffons. Comme quoi le bon saint Don Quichotte décloua Monseigneur Jésus.  II. – La parodie. III.  – Les retours(La Foireaux Chimères, n° 2, du 15 janvier au 15 février 1908)

Les tombes (La Foireaux Chimères, n° 3, mars 1908)

Idéalistes et Bouffons : Le Moulin des Chimères. I. – Le défi (La Foireaux Chimères, n° 4, juin 1908)

Vierges de France (Les Actes des Poètes, n° 4, mars 1910)

Une nuit…(fragment) (Les Actes des Poètes, n° 5, avril 1910)

Madeleine (Poèmes, n° 1, novembre 1908, p. 4-7)

Midi : le chant de la joie (Poèmes, n° 2, septembre-octobre 1910, p. 12-16)

 

Parution dans L’Œil bleu (n° 10, février 2010, p. 3-12) :

Nocturne

Musique marine

Portrait

Autre portrait

Le Pont-Neuf à l’aube

Symphonie domestique

 

CONTES ET RÉCITS

Le talent de conteur de Bernard Marcotte se manifeste de façon évidente dans ses différents textes, dont le point départ est très varié : contes de Charles Perrault, fabliaux du Moyen Âge, mythes de l’antiquité, légendes nordiques… Bernard Marcotte en réinterprète les thèmes à sa façon, avec sa poésie et sa fantaisie, qu’il émaille, mais sans aucune prétention, de réflexions profondes.

 

Parution dans des revues du temps de Bernard Marcotte :

Autour de la mort (La Foireaux Chimères, n° 1, décembre 1907)

Les deux Sainte Anne (publié sous le pseudonyme de Pierre Ménil) (Le mois littéraire et pittoresque, n° 164, août 1912, p. 98-104)

Les Fantaisies Bergamasques (Édition du Temps Présent, 1913, 1 vol.) (Éditions Thélès, 2012)

La dernière chevauchée des Rois Mages (Éditions Thélès, 2011) : recueil comportant Contes du Paradis : La dernière chevauchée des Rois Mages, Les deux Sainte Anne, Le voyage de la Vierge (d’après un fabliau de Rutebeuf), suivi d’une prière à Notre Dame, La Vierge Marie à la recherche de l’enfant Jésus . D’après des légendes finnoises : Kyllikki, Mielliki, Les Bottes de l’Ogre (Chronique du temps des fées), L’histoire de Psyché contée aux enfants, Cabinet de lecture (fragments), Autour de la mort.

 

 

THÉÂTRE

Le théâtre a offert à Bernard Marcotte un autre moyen d’exprimer sa fantaisie, et cela avec la grande liberté que permettent les dialogues. Que ce soit en prose ou en vers, la langue est belle et claire. On retrouve dans les différentes pièces le même charme, et en même temps souvent la même profondeur de ton que dans d’autres textes.

 

Parution dans une revue du temps de Bernard Marcotte : L’Encrier (n° 9 à 12, février 1920 à mai 1921)

Ma Mère l’Oye (pièce en quatre actes)

 

Théâtre (Éditions Thélès, 2011) : recueil comportant

Ma Mère l’Oye, Le songe d’une nuit d’été (pièce en vers, en cinq actes), Viviane et Ariel (fragment), Le double message (d’après une farce de Tabarin)

 

Textes philosophiques

Bernard Marcotte aborda dans ces textes les thèmes classiques des philosophes concernant la destinée de l’homme, sa liberté, la mort, mais avec sa manière propre, en mêlant des références à l’antiquité que sa grande culture permettait ou des réflexions tirées de l’observation de la nature, avec toujours sa poésie et sa fantaisie.

 

Extraits de La Vie Étroite :

La Vie Étroite (fragment) (introduction par Jean Wahl). Recherches philosophiques, 1934-1935 (p. 385-389)

L’étonnement. Le don philosophique. Le Grognard, n° 20, décembre 2011, p. 42-50

 

Correspondance adressée à :

Paul Tuffrau, Georges-Henri Lacassie, Jean Wahl, Louis Jouvet

Les différentes lettres de Bernard Marcotte sont très vivantes, très riches, parfois sérieuses, parfois très amusantes, ou parsemées de poèmes. La publication d’une grande partie d’entre elles serait très intéressante, que ce soit pour la connaissance de Bernard Marcotte et de son œuvre, ou pour celle de son époque et du milieu littéraire et artistique dans lequel il a vécu.

 

 

Sur Bernard Marcotte

Souvenirs sur Bernard Marcotte, par Paul Tuffrau (L’Œil bleu, n° 10, février 2010, p. 13-38)(ce texte est la première partie d’un ensemble daté de 1934, non encore publié, comportant un chapitre sur « Le caractère et la pensée » et un autre sur « L’œuvre », que Paul Tuffrau avait intitulé Passage d’Ariel. Bernard Marcotte, poète, conteur et philosophe de l’ironie, et qu’il avait accompagné de différents textes de Bernard Marcotte)

Article (initié par Henri Cambon) dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia

 

Préfaces d’Henri Cambon pour les trois ouvrages édités par Thélès :

La dernière chevauchée des Rois Mages (2011)

Ce recueil représente un ensemble très varié, dans lequel Bernard Marcotte se révèle comme conteur plein d'imagination et de fantaisie, et aussi comme poète et comme philosophe […]

L'imaginaire de ses contes, il l'a puisé dans des terrains bien divers. D'abord le Moyen Âge, qui l'attire tout particulièrement […] ; chez Charles Perrault, dont il réinterprète les contes dans Les Bottes de l'Ogre (Chronique du temps des fées) […] ; mais encore parmi le légendaire finnois […] ; et, bien sûr, pour cet écrivain nourri de littérature classique, dans la mythologie grecque et romaine, ce qui l'a conduit à réécrire l'histoire de Psyché. […]

Quant à ses Ardennes natales, Bernard Marcotte y revient dans Autour de la mort, pages tout à la fois poignantes et empruntes d'une grande sérénité.

Théâtre (2011)

Ma Mère l'Oye est une pièce de théâtre, et en même temps un conte. […]

Comme pour Ma Mère l’Oye, Bernard Marcotte songea à la (il s’agit de la pièce intitulée Le songe d’une nuit d’été) faire publier et, à cette occasion, il l'a relue, écrivant alors à Paul Tuffrau : « Je ferai une préface pour expliquer que c’est un songe, une rêverie désordonnée comme toutes les rêveries, compliquée et diverse à plaisir, et qu’on a mille fois tort d’y chercher une action, des personnages vivants quand il n’y a que moi de vivant dans tout cela. Du lyrisme qui ne s’inspire ni de l’amour, ni de la mort, ni de la nature, mais de la fantaisie. »

Les Fantaisies Bergamasques (2012)

La fantaisie de Bernard Marcotte n’est pas un jeu frivole. C’est une attitude délibérée devant la vie, « une légèreté intérieure, une disposition à la joie », face aux souffrances : « Un brin d’herbe au soleil est plus beau qu’un arbre foudroyé. » Cependant, même si parfois dans ce livre, Bernard Marcotte ébauche des réflexions d’ordre philosophique, sa fantaisie reste pleine de fraîcheur et de naturel, et l’on y trouve également beaucoup de poésie et de charme, mais aussi de très belles notations de nature et descriptions de paysages, évocations des Ardennes natales, ou bien de la forêt de Fontainebleau où, lorsqu’il habita à Paris, Bernard Marcotte aimait aller se promener…

 

Livre(s) en consultation :

LA DERNIERE CHEVAUCHEE DES ROIS MAGES

Ce recueil de contes, présenté par Henri Cambon, démontre ici tout le talent de Bernard Marcotte.

Au-delà du souffle de l’imaginaire, la personnalité du conteur s’exprime à travers les remarques sur la nature même du récit et les origines des légendes, offrant en permanence une réflexion méta-textuelle intéressante. Car l’auteur ne s’efface jamais totalement derrière ses récits… Mais l’originalité principale de cet ensemble est encore ailleurs : Bernard Marcotte a en effet eu l’idée de combler les zones d’ombres laissées par les précédents rapporteurs de ces célèbres fables. C’est un hommage rendu à des personnages fictifs, comme si leur existence était réelle tant elle faisait partie intégrante de nos mythes fondateurs.

Bernard Marcotte est un poète, un conteur et un philosophe. Originaire des Ardennes, il est l’auteur de nombreux textes, dont certains ont fait l’objet d’une publication dans des revues. Il est décédé en 1927, à 40 ans, des suites d’une blessure reçue pendant la Première Guerre mondiale.

Henri Cambon est médecin, et vit à Saint-Germain-en-Laye. Son grand-père, Paul Tuffrau, était un proche de Bernard Marcotte.

THEATRE

Dans ce second opus préfacé par Henri Cambon, vous découvrirez quatre pièces :

Ma Mère l’Oye, Le double message, Le songe d’une nuit d’été, Viviane et Ariel (fragments).

De la sagesse malicieuse au romantisme le plus élégant, le théâtre de Bernard Marcotte dévoile un humour fin et à multiples facettes.  Son écriture met en scène avec talent des personnages qui excellent dans le marivaudage.  Son univers est léger sans oublier d’être lyrique, et emporte le lecteur au cœur de ses intrigues…

Bernard Marcotte est un poète, un conteur et un philosophe. Originaire des Ardennes, il est l’auteur de nombreux textes, dont certains ont fait l’objet d’une publication dans des revues. Il est décédé en 1927, à 40 ans, des suites d’une blessure reçue pendant la Première Guerre mondiale.

Henri Cambon est médecin et vit à Saint-Germain-en-Laye. Son grand-père, Paul Tuffrau, était un proche de Bernard Marcotte.

LES FANTAISIES BERGAMASQUES

Dans ce troisième opus présenté par Henri Cambon, Bernard Marcotte se livre à la fantaisie. Arlequin dans Grandeur et décadence des empires, vole un catalogue des étoiles à un astrologue, il veut posséder trois étoiles, il achète Arcture en Italie, obtient d’une ondine Hespérus, et part en quête de Sirius en Allemagne. La grande et merveilleuse histoire du Traité de Sapience, met en scène le docteur de Bologne qui après avoir écrit un traité quitte la ville, trois docteurs sont envoyés à sa recherche, Celsus, Excelsus et Paracelsus. Le texte, intitulé Fête à Bergame, présente une forme originale, il est composé d’un ballet, d’une comédie et d’une collation, avec deux intermèdes dédiés à l’amour.

En suivant une troupe de comédiens depuis Bergame jusqu’en Italie, en passant par les Alpes et les Flandres, le lecteur est entraîné dans un univers singulier, tantôt rêveur, tantôt baroque. Bernard Marcotte excelle à célébrer « une légèreté intérieure, une disposition à la joie ». Ces texte littéraires sont aussi empreints de philosophie, celle de la vie et de la destiné humaine qui ne doivent pas être prisonnières de la souffrance.

Bernard Marcotte est un poète, dramaturge, conteur et philosophe, un homme sensible et indépendant d’esprit qui se doit d’être lu par de nouvelles générations pour sa liberté de ton, son imagination, son humour et sa poésie. Originaire des Ardennes, il est l’auteur de nombreux textes, dont certains ont fait l’objet de publications dans des revues. Il est décédé en 1927, à 40 ans, des suites d’une blessure reçue pendant la Première Guerre mondiale.

Henri Cambon est médecin et vit à Saint-Germain-en-Laye. Son grand-père, Paul Tuffrau (1887-1973), était un proche de Bernard Marcotte, ils se sont connus alors qu’ils préparaient le concours de l’École Normale Supérieure et leur amitié ne s’est depuis lors jamais démentie. Paul Tuffrau, après la mort de Bernard Marcotte rédigea une analyse de l’homme et de son œuvre (encore inédite) avec le projet de l’accompagner de textes choisis de l’auteur.

Presse écrite :

Bibliographie (La Quinzaine littéraire - mardi 2 avril 2013)

 

Bernard Marcotte (Histoires Littéraires, revue (avril-mai-juin 2012) - lundi 2 avril 2012)

Né en 1887, un an après Alain-Fournier, Bernard Marcotte est, comme lui, mobilisé en 1914. Blessé à trois reprises et tuberculeux, il passe la fin de sa vie sur un lit d'hôpital, jusqu'à sa mort en 1927. Il n'a eu que le temps d'ébaucher une oeuvre pourtant prometteuse. (...) Volume 13, N° 50, p. 139.

 

Articles Internet :

Bernard Marcotte - Théâtre (Fabula - mardi 3 janvier 2012)

Bernard Marcotte (1887-1927), écrivain originaire des Ardennes, et dont la vie a été écourtée en raison des suites d'une blessure reçue pendant la Première Guerre Mondiale, était poète, conteur, et philosophe. (...)

 

Bernard Marcotte - Le livre du jour : La dernière chevauchée des rois mages (blog alecoutedeslivres - mercredi 9 novembre 2011)

Il est des auteurs plus ou moins tombés dans l'oubli. Bernard Marcotte est de ceux-là. Pourquoi ce relatif anonymat ? Peut-être parce que sa carrière fut brève, interrompue par la première guerre mondiale où il fut grièvement blessé. Ses dernières années furent marquées par la souffrance et il disparut à l' âge de quarante ans. Même si elle est relativement peu importante, son oeuvre est loin d'être mineure et une de ses pièces en un acte, le Moulin aux chimères, fut interprétée en 1907 par Louis Jouvet et le Théâtre d' Action d' Art. (...)
Pour consulter l'article en ligne: http://www.bloghotel.org/alecoutedeslivres/376099/

 

Bernard Marcotte - La dernière chevauchée de Bernard Marcotte (Le grognard - lundi 24 octobre 2011)

Bernard Marcotte (1887-1927), poète, philosophe et conteur parfaitement inconnu du grand public, sera au sommaire du Grognard n°20 à paraître en décembre.